Laisse le vent (avec Étienne Fanteguzzi et David Séchaud) / 2018
Laisse le vent du soir décider, c’est le titre du spectacle. Nous sommes trois, tels trois pièces d’un mé-canisme, et nous cherchons à constituer un assemblage robuste. Il s’agit en fait de trouver le bon ajus-tement.
Ici, rien n’est statique mais en quête permanente d’équilibre. Trois, cela devrait mener à la stabilité et c’est bien le contraire qui se produit.
Voilà, nous sommes pris dans le rouage d’une forme chaotique. Nous explorons les buttées d’un corps qui résiste, qui ne veut pas devenir machine. L’esprit attiré par l’élévation, les formes pures qui ne trouvent que matière brute et craquement. La nécessité de redonner du jeu là où le mouvement se bloque.
C’est dans la construction, une projection de nous-même, que nous allons chercher à nous comprendre, à nous apprivoiser. Trouver la logique dans un assemblage où le degré de liberté est incertain. L’accu-mulation des contacts produit du mouvement, du désordre, de la joie. Il n’est pas toujours facile de comprendre la complexité d’une logique saturée de directions.
Alors Laisse le vent du soir décider résonne comme un idéal, un abandon, une promesse d’organisa-tion sans hiérarchie, sans commande. Quel peut être ce moteur en nous, qui autorise cette organicité ?
Distribution
Conception et interprétation : Damien Briançon / Étienne Fanteguzzi / David Séchaud
Production
Espèce de collectif
Coproduction et accueil en résidence
Pôle sud – CDCN de Strasbourg
Photographies
Naohiro Ninomiya